21e édition du festival Ecrans Noirs à Yaoundé : Le cinéma sénégalais en vedette

Samedi dernier s’est ouverte à Yaoundé, l’édition 2017 du festival Ecrans Noirs. Elle marque la célébration des 20 ans de ces rencontres cinématographiques. Et c’est le film Félicité de Alain Gomis qui a ouvert la programmation des projections. Le directeur de la Cinématographie Hu gues Diaz, présent au Cameroun, informe que ce film a été «présenté pour la circonstance par le producteur Oumar Sall,de Cinekap».  Dans un document reçu au journal Le Quotidien, il précise que «ce film a été très bien accueilli par le public cosmopolite de Yaoundé, en présence de l‘ambassadeur du Sénégal au Cameroun, M. Vincent Badji, qui a rehaussé de sa présence cette cérémonie inaugurale et continue de faire le déplacement pour la projection des films sénégalais au programme». Outre le film du lauréat 2017 de l’Etalon d’or de Yennenga au Fespaco, le Sénégal, précise Hugues Diaz, «est l’un des pays les plus représentés pour cette édition d’Ecrans Noirs». Quatre films sénégalais sont en effet en compétition. Ce sont : Kemtiyu – Cheikh Anta de Ousmane William Mbaye, Bois d’Ebène de Moussa Touré, Une Place dans l’avion de Khadidiatou Sow (Ndlr, elle revient fraîchement du Nigeria auréolée de plusieurs prix des awards dans la capitale nigériane) et Tundu Wundu de Abdou Lahat Wone. «Quatre autres films dont Félicité de Alain Gomis, sont en hors compétition», informe le directeur de la Cinématographie qui renseigne par ailleurs que dans les différents jurys de ce 21e Ecrans Noirs, on retrouve l’actrice Rokhaya Niang, le réalisateur Mansour Sora Wade et le journaliste et critique de films Thierno Dia. La sélection officielle du festival compte une soixantaine de productions : des longs­métrages, des documentaires et des séries internationales africaines. Selon la note envoyée par M. Diaz, «dimanche dernier, des soucis techniques n’ont pas permis la projection du film  Kemtiyu – Cheikh Anta de Ousmane William Mbaye à la salle Sitta Bella, malgré un public venu nombreux. La prochaine programmation dudit film est prévue le jeudi prochain à la salle de cinéma Canal / Olympia de l’université de Yaoundé». Il faut savoir également que pour cette 21ème édition, le festival Écrans Noirs veut surtout se positionner comme un espace unique en Afrique centrale qui vise à rendre visible et accessible aux acheteurs, diffuseurs et distributeurs, le meilleur de la production cinématographique et audiovisuelle d’Afri que. Concrètement, «cette 21ème édition, qui marque aussi les 20 ans de l’association Ecrans noirs, sera un test de rencontre entre les producteurs de films et les diffuseurs, pour des échanges sur les contenus et les politiques de diffusion. Et pour atteindre leurs objectifs, les organisateurs consacreront leurs efforts entre Douala et Yaoundé, les deux principales villes du Cameroun», apprend­t­on. Outre les projections de films, les organisateurs ont annoncé l’organisation de conférences­débats, des échanges thématiques, des ateliers de formation. La finalité étant de «promouvoir la culture de cinéma au public», dans un pays comme le Cameroun où toutes les salles de cinéma ont fermé, le public ayant déserté les salles. C’est également dans cette optique que le producteur Oumar Sall a animé hier, un master classe sur «la production sud­sud avec l’exemple du film Félicité comme cas d’école». Pour rappel, l’organisation de cette 21ème édition du festival intervient un an après la décision du chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, reconnaissant d’utilité publique, «les Ecrans noirs du cinéma». «Une occasion pour l’initiateur de ce rendez­vous, le cinéaste et réalisateur camerounais, Bassek ba Kobhio, auteur de films à succès à l’instar de Sango Malo et Grand blanc de Lambaréné, de préparer la relève à travers des ateliers de formation destinés aux jeunes cinéastes pour la renaissance du 7ème art au Cameroun», informe­t­on.